Quand un antibiotique réduit l’évolution d’une sclérose en plaque.

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La minocycline, un antibiotique peu coûteux et bien connu en médecine, réduirait le risque de développer une sclérose en plaque (SEP). C’est l’annonce marquante qui vient d’être réalisée au congrès européen sur la recherche et le traitement des scléroses, tenu ces derniers jours à Barcelone.

De façon générale, la prise en charge d’une SEP comprend une administration précoce d’un traitement de fond chez des patients présentant un Syndrome neurologique Cliniquement Isolé -appelé CIS-, premier signe clinique de la maladie. Cette recommandation n’est pas forcement appliquée dans tous les pays, eu égard aux coûts de traitement. C’est dans cet axe que des chercheurs universitaires canadiens se sont intéressés à cet antibiotique peu coûteux. Et les résultats sont très encourageants. Dans l’étude qui portait sur 143 patients présentant un CIS, le risque d’évolution en SEP était de 34% (traité sous minocycline) contre 61,4% (sous placébo). L’analyse des données montre que la minocycline est associée à une réduction du risque de SEP de 44,6% par rapport au placebo.

Cette étude ouvre une nouvelle possibilité de prise en charge thérapeutique. Les chercheurs Canadiens vont maintenant centrer leurs études sur le bénéfice de l’antibiotique en association avec d’autres traitements de fond, ont-ils conclu.

Source : congrès ECTRIMS

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