Expérimentation de vaccination en officine : plus de patients concernés

Les pharmaciens pourront également vacciner contre la grippe les femmes enceintes et les personnes à risque qui n’ont jamais reçu le vaccin, dans les quatre régions où le dispositif est expérimenté, selon un arrêté publié mercredi au Journal Officiel.
Depuis octobre 2017, le ministère de la Santé a lancé une expérimentation de la vaccination contre la grippe par des pharmaciens, qui concernera cette année quatre régions, l’Auvergne-Rhône Alpes, la Nouvelle Aquitaine, les Hauts-de-France et l’Occitanie.
Selon l’arrêté, les catégories de personnes susceptibles d’être vaccinées se trouvent élargies, incluant maintenant les femmes enceintes et les personnes à qui le vaccin est recommandé pour la première fois.
« L’Ordre se félicite de la parution de ce décret qui est une avancée très notable », dit à l’AFP Alain Delgutte, l’un des responsables de l’Ordre des pharmaciens.
Contrairement à ce que souhaite l’Ordre des pharmaciens, l’expérimentation n’est pas pour autant ouverte à tous les adultes mais se limite toujours à ceux pour qui le vaccin est recommandé (personnes de plus de 65 ans, patients à risque souffrant de certaines pathologies etc.). Mais les femmes enceintes et les personnes vaccinées pour la première fois ne sont plus exclues de cette expérimentation.
L’hiver dernier, 160.000 personnes ont été vaccinées, majoritairement des plus de 65 ans, par des pharmaciens en Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.
Le champ de compétences des infirmiers est également étendu. Ils étaient habilités à pratiquer l’injection du vaccin antigrippal, sur les personnes âgées de 65 ans et plus et les adultes atteints de certaines pathologies (à l’exception des femmes enceintes), s’ils avaient déjà été vaccinés au moins une fois. Cette condition n’est pas maintenue.
L’Ordre des infirmiers s’était également prononcé pour « l’élargissement de la vaccination antigrippale à tous les adultes ainsi que l’élargissement à d’autres vaccins (contre le ROR, le DT polio, la coqueluche, l’hépatite B, le papillomavirus humain, le méningocoque C ou encore la varicelle) ».
Le projet de loi de financement de la sécu (PLFSS) prévoit la généralisation à l’ensemble du territoire de ce dispositif favorisant la vaccination, pour la campagne de vaccination 2019-2020.

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