Médicament biosimilaire faut-il en voir peur ?

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A l’horizon 2020, 20% du chiffre d’affaire des pharmacies sera constitué de biosimilaire. Que sont exactement ces médicaments biologiques ? Pourquoi sont-ils souvent comparés à des génériques ?

Tout médicament biologique dont le brevet est tombé dans le domaine public peut être copié. Cette copie est appelée « biosimilaire ». Ce terme définie un médicament biologique mis au point de manière à ce qu’il soit similaire à un médicament biologique existant. En revanche on ne parle pas de générique proprement dit, car il ne remplit pas toutes les conditions en raisons de différences liées notamment à la variabilité de la matière première ou aux procédés de fabrication. En effet il ne s’agit pas ici de substance chimique, mais de matière biologique dont le brevet a expiré.

Des difficultés législatives.

Lorsque l’on remplace un médicaments « de marque » par un médicament « biosimilaire » on parle alors d’interchangeabilité, là où l’on parlait avant de « substitution » pour les génériques. Actuellement cette interchangeabilité est très restreinte et certains professionnels de santé (dont les pharmaciens) espèrent une réécriture de l’article 47 de la loi de financement de la sécurité sociale de 2014 pour permettre plus de souplesse, car ces médicaments sont vendus 20 à 30% moins chère et permettent de réelles économies pour les pouvoirs publics.

Quels médicaments biosimilaires sont autorisés en France ?

Actuellement vingt spécialités biosimilaires sont autorisées dont 13 déjà commercialisées.

Médicament de référence Médicament biosimilaire
Genotonorm omnitrope
Eprex Binocrit       Retacrit
Neupogen Tevagrastim Ratiograstim Zarzio Nivestim Accofil
Gonal-f Ovaleap   Bemfola
Lantus Abasaglar
remicade Remsima
Anbrel Benepali

Faut il en avoir peur ?

Non. Il n’y a aucune raison scientifique pour discréditer ces médicaments qui font l’objet de contrôles et d’autorisations au même titre que des spécialités de référence. En revanche le changement de nom peut être un facteur de confusion et la tolérance peut parfois évoluer d’un biosimilaire à l’autre. Il est donc nécessaire de bien connaître sa pathologie et son traitement avant d’utiliser un biosimilaire ainsi que de se faire accompagner par son médecin et son pharmacien.

 

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