Nouveau lecteur de glycémie sans piqûre FreeStyle Libre : est-il fiable ? Aura t-il de la concurrence ?

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Révolutionnaire. Le mot revient dans la communication du laboratoire Abbott, mais aussi de l’aveu même de certains patients pour évoquer le nouveau lecteur de glycémie FreeStyle Libre.

Le principe est simple : le patient pose un capteur d’une durée de vie de 14 jours sur le bras à même la peau ; il mesure en continu la glycémie dans le liquide interstitiel. Un scan avec le lecteur donne la glycémie immédiatement. Sans autopiqueur, sans lancette et sans bandelette.

La fin des consommables. Enfin presque.

De la taille d’une pièce de 2 euros, le capteur se place à l’arrière du-bras à l’aide de son applicateur. Le capteur FreeStyle Libre peut être porté pendant 14 jours à l’issue desquels il faut le retirer et le remplacer. Le retrait du capteur est indolore. Il suffit de tirer sur le bord adhésif puis de détacher le capteur en un seul mouvement.
Parfois le capteur -qui est donc un nouveau consommable- (remboursé à hauteur de 26 par an) peut se décoller.

L’appareil est-il fiable ?

Certains patients semblent avoir détecter des problèmes de calibrage les premiers jours de pose du capteur. De plus, quand la glycémie varie vite, le système est en retard parce que la mesure se fait dans le liquide interstitiel. Attention donc aux patients qui ont des variations importantes. On peut considérer que le décalage est de un quart d’heure par rapport au taux réel.

La concurrence arrive.

Apple travaille au développement d’un lecteur de glycémie intégrable à son Apple watch. La marque aurait réuni une petite équipe d’ingénieurs biomédicaux, qui planche sur ce projet à Palo Alto en Californie. Une quarantaine de personnes travailleraient au développement de capteurs optiques, qui enverraient de la lumière infrarouge directement sous la peau pour mesurer le taux de glucose. Cette technologie rappelle celle mise à jour en 2014 par une équipe de chercheurs de l’université de Princeton, aux États-Unis.

De son côté Google Life Sciences travaille sur une lentille de contact capable de mesurer le taux de sucre dans le sang en continu, et sur un dispositif aussi fin qu’un pansement.

Avec ces nouvelles technologies se pose aussi la question de la confidentialité des données de santé.

Prise de court, la concurrence se rabattra peut-être sur la prochaine étape : coupler ces capteurs de glycémie avec une pompe à insuline pour créer un pancréas artificiel. Seul Roche déclare avoir dans les tuyaux un projet de cet ordre, mais qui ne verra pas le jour avant un an.

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