Qu’est-ce que l’endométriose ?

endometriose-3Alors qu’une première campagne nationale de sensibilisation et d’information sur l’endométriose vient d’être lancée, Doc Pharma s’intéresse à cette pathologie souvent négligée qui concerne une femme sur dix.

L’endométriose est une maladie gynécologique assez fréquente parfois sans symptôme, qui se caractérise par la présence de tissu utérin (tissu endométrial) en dehors de la cavité utérine.
Cette localisation anormale peut provoquer douleur et infertilité. Le symptôme majeur est une douleur pelvienne récurrente parfois très aigue, notamment au moment des règles car ce tissu utérin anormalement localisé est sensible aux hormones comme le reste de l’endomètre, se qui provoque donc des règles plus abondante. En dehors des périodes de menstruations, les patientes peuvent souffrir lors des rapports sexuels ou au moment de la miction.

Quel traitement ?

Un examen clinique et échographique (voire IRM), permet de détecter une endométriose. Mais le diagnostic définitif s’appuie sur l’analyse du tissu prélevé au cours d’une laparoscopie (chirurgie mini-invasive).
Une endométriose asymptomatique, non douloureuse et qui ne pose pas de problèmes de fertilité n’est en général pas détectée et donc pas traitée. Lorsqu’une patiente découvre son endométriose en raison de douleur, on lui propose le plus souvent en première intention un traitement hormonal destiné à provoquer une aménorrhée (contraceptifs œstroprogestatifs monophasiques en continu, progestatifs, danazol ou analogues de la Gn-RH), réduisant ainsi les douleurs liées à la réponse hormonale des lésions d’endométriose. Néanmoins, si ce traitement masque la douleur, il n’empêche pas la progression des lésions, aussi lente soit-elle.

La chirurgie est le traitement de référence de l’endométriose car elle permet de retirer les lésions de façon aussi exhaustive que possible. Ainsi, les symptômes douloureux peuvent disparaître pendant de nombreuses années, voire totalement. La difficulté chirurgicale est cependant amplifiée dans le cas de petites lésions disséminées ou quand l’intervention induit un rapport risque/bénéfice défavorable, avec par exemple un risque d’incontinence.

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