Protection solaire : l’envers du business.

creme-solaire

Avec toujours plus de nouvelles textures, de nouvelles formules, difficile de faire son choix. Quelles sont les informations à savoir pour bronzer en toute sécurité ?

UVA et UVB : suivez le guide.

Deux rayonnements ultraviolets altèrent la peau. Parmi eux, les UVB sont les plus nocifs. Ils brulent la peau, provoquent les coups de soleil et sont responsables de 90% des cancers de la peau. C’est le SPF (Facteur de Protection Solaire) qui indique au consommateur le niveau de protection (SPF 30, SPF 50, SPF 50+ pour les plus courants).
Quant aux UVA, ils pénètrent plus profondément dans la peau et sont responsables d’un vieillissement prématuré. La réglementation européenne définit un pictogramme indiquant le terme UVA entouré d’un cercle pour mentionner la protection du produit envers ces UV. Par obligation, une protection solaire doit au minimum garantir une filtration des UVA égale au tiers des UVB.

En réalité, il n’y a que peu de différence entre les SPF. Un produit SPF 30 filtre 96,67% des rayons UVB contre 98% pour une protection SPF 50. Le critère le plus important correspond à la quantité de produit appliqué ainsi que la fréquence de renouvellement durant l’exposition. Il est prouvé qu’une diminution de 50% de la dose appliquée, entraine une baisse d’efficacité de 75%.

Le dilemme des nanoparticules.

Si on peut critiquer l’effet néfaste ou non sur l’organisme des filtres solaires chimiques, ceux d’origines minérales avaient l’avantage d’apparaître comme neutre en créant simplement une barrière entre rayon UV et peau. Mais c’est sans compter sur les industriels de la cosmétique qui, pour éviter l’effet « trace blanche » de ces minéraux (notamment l’oxyde de zinc) ont broyé de façon infime ces éléments, créant ainsi ce que l’on appelle des nanoparticules ; d’une taille tellement petite que l’effet pénétrant dans l’organisme est difficilement mesurable. Le faible niveau de connaissance sur ces fines particules force les industriels à ne pas beaucoup communiquer sur le sujet. Cependant la réglementation européenne oblige actuellement de mentionner –nano- après chaque constituant de cette taille dans la liste des ingrédients.

Enfant, adulte : pas de différence.

Les fabricants proposent aujourd’hui des produits destinés aux enfants. Un segment purement marketing car ne reposant sur presque aucune différence. Seule la présence de parfum est enlevée pour éviter un risque supplémentaire d’allergie.

Spray, crème : chaque année une nouveauté.

Il y a deux ans, pour surfer sur la mode des huiles sèches, les géants de la cosmétique avaient tous lancé des protections solaires sous forme d’huile en spray. L’année dernière, la part belle était faite au spray brumisant associant eau thermale et filtre protecteur. Pour 2015, il semblerait que les grandes marques souhaiteraient associer indice de protection maximum et accélérateur de bronzage, partant du constat que les voyages sont de plus en plus court dans le temps, et l’envie de bronzer de plus en plus forte.

Cela dit, quelque soit la forme ou l’indice, la meilleure protection contre le soleil reste vestimentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *